Le Koweït compte une population de nationaux réduite, un peu plus d'un million et demi de personnes, ce qui donne à ses figures publiques une visibilité immédiate. Beaucoup sont connues dans l'ensemble du monde arabe, principalement par la télévision, le théâtre et la chanson.
La dynastie des Al-Sabah dirige le pays depuis le 10-huitième siècle. Cheikh Jaber al-Ahmad al-Sabah, émir de 1977 à 2006, incarne la période de l'invasion irakienne et de la libération. Cheikh Meshal al-Ahmad al-Jaber al-Sabah occupe la fonction d'émir depuis décembre 2023, après le décès de l'émir Nawaf.
Ismail Fahd Ismail, mort en 2018, fait figure de fondateur du roman koweïtien. Laila al-Othman occupe une place comparable pour la nouvelle et a longtemps porté une voix critique sur la condition des femmes. Saud Alsanousi a reçu le Prix international de la fiction arabe en 2013. Suad al-Sabah, poétesse et économiste, dirige une maison d'édition et une fondation culturelle actives dans toute la région.
Abdulhussain Abdulredha, disparu en 2017, reste l'acteur comique le plus populaire du Golfe, connu pour des pièces satiriques rediffusées depuis des décennies. Hayat al-Fahad domine depuis les années 1960 les feuilletons produits au Koweït, qui figurent parmi les plus regardés du monde arabe pendant le ramadan. Du côté de la chanson, Abdallah al-Rowaished, Nabil Shuail et Nawal al-Kuwaitia comptent parmi les interprètes les plus diffusés.
Mojeb al-Dosari passe pour le premier peintre reconnu du Golfe et le fondateur du portrait dans la région. Khalifa al-Qattan a théorisé le circulisme au début des années 1960. Le sculpteur Sami Mohammad et la peintre et graveuse Thuraya al-Baqsami sont régulièrement exposés hors des frontières nationales.
Bader al-Mutawa, né en 1985, a disputé 202 matchs avec l'équipe nationale entre 2003 et 2022, l'un des totaux les plus élevés de l'histoire du football international masculin, et détient le record de buts du championnat koweïtien. Le tireur Fehaid al-Deehani a remporté le titre olympique du double trap à Rio en 2016 sous bannière neutre, une première pour un athlète indépendant.
Maha al-Ghunaim, cofondatrice de Global Investment House, figure parmi les dirigeantes les plus influentes de la finance régionale. Les groupes Alghanim et Al-Kharafi illustrent le poids durable des grandes maisons de commerce dans l'économie du pays et dans le financement de la vie culturelle.