Bien communiquer au Koweït

Les échanges au Koweït reposent sur un mélange de formalité arabe et de pragmatisme d'affaires. Le pays accueille des résidents de plus de 100 nationalités, ce qui rend les situations de communication très variables selon l'interlocuteur, son origine et son secteur d'activité.

Langues des échanges

L'arabe standard sert dans les documents officiels, la presse et l'administration, tandis que le dialecte koweïtien domine la conversation courante. L'anglais fonctionne comme langue véhiculaire dans les entreprises, les cliniques et les commerces. Un francophone se débrouille sans difficulté en anglais dans la capitale, et quelques formules arabes de politesse sont toujours bien reçues.

Salutations et formules

La salutation d'usage reste as-salam alaykom, suivie de questions sur la santé et la famille qui font partie intégrante de l'échange. La poignée de main entre hommes est courante et se prolonge souvent. Entre un homme et une femme, l'initiative revient à la femme, certaines préférant un salut de la main ou une main posée sur le cœur. L'invocation inch'Allah accompagne fréquemment les projets et n'exprime pas nécessairement une réserve.

Diwaniya, espace de sociabilité

La diwaniya désigne une pièce de réception, souvent séparée de la maison, où des hommes se retrouvent le soir autour du thé et du café. Beaucoup de décisions politiques, commerciales et familiales s'y préparent. Une invitation dans une diwaniya vaut marque de confiance et son fonctionnement demeure informel, les visiteurs entrant et sortant librement au fil de la soirée.

Codes du monde professionnel

La tenue de bureau reste couvrante pour les deux sexes, épaules et genoux dissimulés. Les relations personnelles précèdent souvent la conclusion d'un contrat, ce qui allonge les délais par rapport aux usages européens. Le week-end tombe le vendredi et le samedi. Pendant le ramadan, la journée de travail se réduit sensiblement et il est interdit de boire, de manger ou de fumer en public aux heures de jeûne, y compris pour les non-musulmans.

Sujets sensibles

La critique de la famille régnante, les polémiques religieuses et le statut des travailleurs migrants appellent de la retenue, la loi sanctionnant certains propos publics et certaines publications sur les réseaux sociaux. Photographier des personnes sans leur accord, des bâtiments officiels ou des installations pétrolières expose également à des ennuis.