Le Koweït importe la quasi-totalité de ses biens de consommation, de ses équipements industriels et une large part de son alimentation. La Chine, les États-Unis, les Émirats arabes unis, le Japon, la Corée du Sud, l'Allemagne et l'Inde comptent parmi ses principaux fournisseurs. Le marché conserve une taille modeste rapportée à celle de ses voisins, mais le pouvoir d'achat des ménages nationaux et le volume de la commande publique soutiennent la demande de produits haut de gamme et d'équipements techniques.
La législation sur les agences commerciales réserve la représentation d'une marque étrangère à une personne ou à une société koweïtienne, ce qui conduit la plupart des exportateurs à conclure un contrat d'agence ou de distribution exclusive. L'agence doit être enregistrée auprès du ministère du Commerce et de l'Industrie. Les grandes familles marchandes contrôlent une part substantielle de la distribution, et les coopératives de quartier constituent un canal important pour les produits alimentaires.
Le Koweït applique le tarif extérieur commun du Conseil de coopération du Golfe, fixé à 5% de la valeur en douane pour la plupart des marchandises, avec des exemptions sur de nombreux produits alimentaires de base et sur les médicaments. Les boissons alcoolisées et la viande de porc sont interdites à l'importation. Les formalités passent par un guichet électronique et supposent une facture commerciale, un certificat d'origine et les documents de transport, parfois légalisés.
L'autorité publique de l'industrie fixe les normes techniques, souvent alignées sur les référentiels du Conseil de coopération du Golfe. Les denrées alimentaires doivent porter un étiquetage en arabe mentionnant les dates de fabrication et de péremption, et les produits carnés requièrent une certification halal délivrée par un organisme agréé. Les dispositifs médicaux, les cosmétiques et les appareils électriques font l'objet de procédures d'enregistrement spécifiques.
L'agence centrale des appels d'offres publie et attribue les marchés de l'État au-dessus de certains seuils, en application de la loi de 2016 sur les marchés publics. La participation d'une entreprise étrangère suppose en règle générale un partenaire local enregistré. Des dispositions favorisent les produits nationaux et les petites entreprises koweïtiennes lors de l'évaluation des offres.