Investir au Koweït

Guichet unique de l'investissement

La Kuwait Direct Investment Promotion Authority centralise depuis 2013 l'instruction des projets d'investissement étranger. Elle délivre des licences permettant la détention intégrale du capital d'une société de droit koweïtien, l'ouverture d'une succursale ou la création d'un bureau de représentation, et regroupe en son sein des formalités relevant de plusieurs administrations. Les dossiers sont appréciés au regard des emplois créés pour les nationaux, des transferts de technologie et du recours à des fournisseurs locaux.

Secteurs ouverts et restrictions

Une liste négative écarte l'investissement étranger de l'exploration et de la production d'hydrocarbures, activités que la Constitution réserve à l'État, ainsi que de certaines opérations immobilières, du recrutement de main-d'oeuvre et de la distribution de gaz. Les autres domaines sont en principe accessibles, y compris les infrastructures, la santé, l'éducation, les technologies de l'information et les services financiers, ces derniers restant soumis à l'agrément de la Banque centrale ou de l'autorité des marchés de capitaux.

Incitations

Les projets licenciés par l'autorité de promotion peuvent obtenir une exonération d'impôt sur les bénéfices pouvant aller jusqu'à 10 ans, une franchise de droits de douane sur les biens d'équipement et les matières premières importées, ainsi qu'une allocation de terrain. Le régime prévoit également des aménagements aux quotas d'emploi de nationaux pendant la phase de démarrage. Les partenariats public-privé, régis par la loi 116 de 2014 et pilotés par une autorité dédiée, offrent un cadre complémentaire pour les projets d'infrastructure.

Contraintes opérationnelles

Les rapports internationaux consacrés au climat des affaires soulignent la lenteur des procédures administratives, la complexité des marchés publics et l'importance des relations locales. Le recours à un agent ou à un partenaire koweïtien reste fréquent en dehors du régime dérogatoire. L'accès au foncier industriel, la disponibilité de main-d'oeuvre qualifiée nationale et l'incertitude liée à la suspension du processus parlementaire figurent parmi les éléments régulièrement mentionnés par les investisseurs étrangers.