La loi 1 de 2016 sur les sociétés commerciales, complétée par son règlement d'application, constitue le texte de référence. Elle a remplacé un décret-loi de 2012 et a simplifié plusieurs procédures, dont la constitution des sociétés à responsabilité limitée et l'admission de la société unipersonnelle. Le ministère du Commerce et de l'Industrie tient le registre du commerce, tandis que l'autorité des marchés de capitaux supervise les sociétés faisant appel public à l'épargne.
La société à responsabilité limitée, désignée localement par le sigle WLL, demeure la forme la plus répandue pour les activités commerciales et de services. Elle réunit au minimum deux associés, personnes physiques ou morales, dont la responsabilité se limite à leurs apports. La participation étrangère y reste plafonnée à 49% du capital, sauf licence délivrée au titre de la loi sur l'investissement direct étranger qui autorise la détention intégrale.
La société par actions, ou KSC, existe sous une forme fermée et sous une forme ouverte au public. La forme fermée convient aux projets de taille importante réunissant un nombre restreint d'actionnaires. La forme ouverte permet une cotation sur la Boursa Kuwait et se trouve soumise aux obligations de transparence fixées par l'autorité des marchés de capitaux. Certaines activités réglementées, comme la banque et l'assurance, imposent cette forme ainsi qu'un capital minimum élevé.
Une société étrangère ne peut ouvrir une succursale au Koweït qu'après avoir obtenu une licence de l'autorité de promotion de l'investissement direct. À défaut, elle passe habituellement par un agent commercial koweïtien ou par une coentreprise avec un partenaire local. Le bureau de représentation, également soumis à licence, se limite à des activités de prospection et d'étude de marché sans opération commerciale directe.
La création d'une société suppose la réservation d'un nom commercial, la rédaction de statuts notariés, le dépôt du capital auprès d'une banque locale, l'inscription au registre du commerce et l'adhésion à la chambre de commerce et d'industrie. S'y ajoutent l'obtention d'une licence d'activité auprès de la municipalité et l'immatriculation auprès de l'autorité de la main-d'oeuvre pour l'embauche de salariés.