Le Koweït relève d'un climat désertique chaud, marqué par une amplitude thermique annuelle très large et par des précipitations rares. L'absence de relief significatif et la proximité du désert d'Arabie exposent le territoire aux masses d'air continentales, que la façade maritime ne tempère que sur une bande côtière étroite. L'année se partage entre une longue saison chaude, d'avril à octobre, et un hiver bref mais réellement frais.
Les températures maximales moyennes s'établissent entre 42 et 46 degrés de juin à août, avec des pointes régulières au-delà de 50 degrés. La station de Mitribah, dans le nord-ouest du pays, a enregistré 54,0 degrés le 21 juillet 2016, l'une des valeurs les plus élevées jamais mesurées de façon fiable en Asie. L'humidité reste faible à l'intérieur des terres mais devient pesante sur la côte en fin d'été. La climatisation généralisée et l'interdiction réglementaire du travail en plein air aux heures les plus chaudes rythment la vie quotidienne pendant cette période.
De décembre à février, les maximales retombent autour de 18 à 20 degrés et les minimales descendent fréquemment sous 8 degrés, avec des gelées ponctuelles dans le désert. Les précipitations annuelles oscillent entre 75 et 150 millimètres et se concentrent sur cette période. Elles tombent souvent sous forme d'averses brutales qui provoquent des inondations localisées, faute de réseaux d'évacuation dimensionnés pour de tels épisodes. Une brève floraison du désert suit parfois les hivers les mieux arrosés.
Le shamal, vent de nord-ouest, souffle une grande partie de l'année et connaît un renforcement marqué en juin et en juillet. Il soulève des tempêtes de sable qui réduisent la visibilité, perturbent le trafic aérien et dégradent la qualité de l'air. Un vent du sud-est plus humide, le kaws, intervient en intersaison. Les phénomènes de poussière figurent parmi les principaux enjeux sanitaires et environnementaux identifiés par les autorités koweïtiennes.