Le drapeau du Koweït se compose de trois bandes horizontales d'égale largeur, vert en haut, blanc au centre et rouge en bas, sur lesquelles se superpose un trapèze noir accolé à la hampe. Ce trapèze occupe le quart de la longueur du pavillon, dont les proportions officielles sont de un sur deux. Adopté par la loi en septembre 1961, quelques semaines après l'indépendance, il a été hissé officiellement le 24 novembre de la même année.
Les quatre teintes appartiennent aux couleurs panarabes, employées par plusieurs États de la région depuis la révolte arabe. La lecture koweïtienne s'appuie sur un vers attribué au poète Safi al-Din al-Hilli, qui associe le blanc aux actes, le noir aux combats, le vert aux terres et le rouge aux lames. Le vert renvoie ainsi aux terres fertiles, le blanc à la pureté des intentions, le rouge au sang versé et le noir à la défaite infligée aux adversaires.
Avant 1961, le cheikhat arborait des pavillons rouges hérités de la période où il relevait nominalement de l'Empire ottoman. Une version portant le croissant et l'étoile est attestée à partir de la fin du XIXe siècle. Le nom du pays en caractères arabes figure ensuite au centre du champ rouge, avec plusieurs variantes successives jusqu'à l'indépendance. Le changement de 1961 traduit la volonté d'inscrire le nouvel État dans l'ensemble arabe plutôt que dans la continuité du protectorat britannique.
Le drapeau flotte en permanence sur les bâtiments publics, les ambassades et les navires immatriculés au Koweït. Il est hissé lors de la fête nationale du 25 février, qui commémore l'accession au trône du cheikh Abdallah al-Salem al-Sabah, puis lors de la fête de la Libération du 26 février. Un texte de loi encadre son emploi et sanctionne les usages jugés outrageants. Le pavillon de la garde émirienne et l'étendard personnel de l'émir en reprennent les couleurs avec des ornements distincts.