Les armoiries du Koweït associent un faucon aux ailes déployées et un disque circulaire aux couleurs nationales. Le rapace, doré, soutient le médaillon dans lequel figure un boutre traditionnel voguant sur la mer. La partie supérieure du disque reprend les bandes du drapeau et le trapèze noir, tandis qu'un ruban porte le nom officiel du pays, dawlat al-Koweït, en écriture arabe. L'ensemble a été dessiné en 1962 par Mohammed Husni Zaki et remplace alors les emblèmes en usage depuis les années 1920.
Le faucon renvoie à la tribu de Qouraych, dont descend le Prophète, et fonctionne comme une référence à l'appartenance arabe du pays. Ce motif se retrouve dans les emblèmes de plusieurs États de la péninsule et du monde arabe. La chasse au faucon occupe par ailleurs une place ancienne dans la culture bédouine locale, ce qui donne au symbole une résonance domestique autant que panarabe. Les ailes déployées et la posture frontale du rapace suivent une convention héraldique répandue dans les emblèmes officiels de la région depuis le milieu du XXe siècle.
Le navire représenté au centre du disque est un boum, variété de boutre que les marins koweïtiens utilisaient pour le commerce avec l'Inde et l'Afrique orientale ainsi que pour la pêche perlière. Avant la découverte du pétrole, cette activité constituait le principal moteur économique de la cité portuaire. L'emblème conserve donc la trace d'une prospérité antérieure aux hydrocarbures, que les chantiers de construction navale et les musées entretiennent encore.
Les armoiries figurent sur les passeports, les documents administratifs, les monnaies et les enseignes des administrations. Elles apparaissent également sur les publications officielles et les sites gouvernementaux. Une actualisation graphique de l'emblème a été diffusée en novembre 2024 dans le cadre d'une harmonisation de l'identité visuelle de l'État. Les usages commerciaux restent soumis à autorisation, comme pour le drapeau. Le sceau de l'État, distinct des armoiries, sert quant à lui à authentifier les actes officiels et les documents diplomatiques.