Villes et régions du Koweït

Organisation en gouvernorats

Le territoire koweïtien se divise en six gouvernorats, ou muhafazat, placés chacun sous l'autorité d'un gouverneur nommé par décret pour quatre ans. Trois d'entre eux, al-Asima, Hawalli et al-Ahmadi, existent depuis 1962. Jahra a été créé en 1979, Farwaniya en 1988 et Moubarak al-Kabir en 1999, au fil de la croissance urbaine. Chaque gouvernorat se subdivise ensuite en zones résidentielles numérotées qui servent de référence pour les adresses et les services publics. Les gouverneurs relèvent du ministère de l'Intérieur et exercent des attributions essentiellement administratives et de coordination, les compétences d'urbanisme et de voirie revenant à la municipalité du Koweït.

Gouvernorats urbains

Al-Asima, qui englobe la ville de Koweït, concentre les institutions politiques, le quartier d'affaires et le port historique sur environ 175 kilomètres carrés. Hawalli, le plus petit avec 85 kilomètres carrés, compte parmi les espaces les plus densément peuplés du pays et accueille une forte proportion de résidents étrangers. Farwaniya, née de l'extension urbaine autour de l'aéroport, dépasse le million d'habitants et constitue le gouvernorat le plus peuplé. Moubarak al-Kabir, détaché de Hawalli, rassemble surtout des quartiers résidentiels planifiés.

Ahmadi et Jahra

Al-Ahmadi couvre le sud du pays sur plus de 5 000 kilomètres carrés et abrite l'essentiel des champs pétroliers, dont Bourgan, ainsi que les installations de la compagnie pétrolière nationale et le terminal d'exportation de Mina al-Ahmadi. Jahra, avec environ 11 200 kilomètres carrés, forme de loin le gouvernorat le plus vaste et couvre tout le nord et l'ouest désertiques, y compris l'île de Boubiyane et les rares périmètres agricoles du pays.

Répartition de la population

La quasi-totalité des habitants réside dans une conurbation continue qui longe la baie de Koweït et s'étend vers le sud le long de la côte. Les gouvernorats de Farwaniya, de Hawalli et d'al-Ahmadi rassemblent à eux seuls une large majorité de la population, alors que les étendues désertiques de Jahra demeurent presque vides en dehors de la ville éponyme et de quelques campements saisonniers.