Aucune ligne régulière d'autocar ne relie l'Europe au Koweït. Le trajet supposerait de traverser la Turquie puis la Syrie ou l'Irak, itinéraires que les conseils aux voyageurs officiels déconseillent formellement et qu'aucun opérateur commercial n'exploite. L'autocar ne constitue donc pas une option réaliste pour rejoindre le pays depuis la France.
À l'échelle du Golfe, l'offre reste limitée mais réelle. Des autocars circulent entre Koweït City et l'Arabie saoudite, principalement vers Dammam et Riyad, par le poste-frontière de Nuwaiseeb au sud du pays. Ces services sont assurés par des opérateurs koweïtiens et saoudiens, avec des fréquences variables selon les périodes. Le trajet vers Dammam demande environ 4 à 5 heures, contrôles frontaliers compris.
La liaison vers Bassorah et le sud de l'Irak par le poste d'Abdali et de Safwan a fonctionné de manière intermittente. Son ouverture dépend de la situation régionale et des accords entre les deux pays, ce qui la rend peu prévisible pour un voyageur. La consultation des conseils aux voyageurs du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères s'impose avant tout projet de ce type, ces recommandations faisant foi.
Une arrivée par la route implique des formalités distinctes de celles d'une arrivée par avion. Le visa doit être obtenu avant de se présenter au poste-frontière, le visa à l'arrivée n'étant pas garanti sur les points de passage routiers. Les bagages font l'objet de contrôles systématiques, l'alcool et le porc étant interdits d'importation sous peine de sanctions lourdes. Les attentes peuvent atteindre plusieurs heures aux périodes de forte affluence, notamment pendant les congés du Golfe.
À l'intérieur du pays, le terme d'autocar recouvre surtout le réseau de bus urbains et interurbains. La Kuwait Public Transport Company et CityBus couvrent la capitale, les banlieues résidentielles et les zones industrielles du sud. Les tarifs restent très bas et des lignes express relient l'aéroport aux principaux quartiers. La signalétique est souvent en arabe et les horaires demeurent approximatifs, la circulation dense pesant sur la régularité.