La législation koweïtienne réserve la propriété immobilière aux nationaux. Les ressortissants des autres pays du Conseil de coopération du Golfe bénéficient d'ouvertures limitées, tandis que les autres étrangers ne peuvent en principe pas acquérir de logement à titre individuel. Les expatriés, qui forment la majorité de la population résidente, sont donc locataires pendant toute la durée de leur séjour.
L'offre se compose surtout d'appartements dans des immeubles de plusieurs étages, ainsi que de villas et d'étages de villas dans les quartiers résidentiels. Les logements se louent fréquemment meublés ou semi-meublés, avec climatisation centrale. Le bail se conclut généralement pour un an renouvelable, assorti d'un dépôt de garantie et d'un paiement mensuel. La carte d'identité civile du locataire est demandée pour l'enregistrement du contrat et pour l'ouverture des compteurs.
Le choix du quartier dépend surtout de la localisation du lieu de travail, la circulation aux heures de pointe pesant lourdement sur les trajets. Salmiya et Hawalli attirent par leur densité de commerces et leur proximité avec le centre. Jabriya et Bneid Al Qar accueillent une part importante des cadres expatriés. Plus au sud, Mangaf, Fintas et Mahboula concentrent les résidences des salariés du secteur pétrolier travaillant vers Ahmadi.
L'électricité et l'eau sont subventionnées et représentent une dépense modérée, malgré une consommation de climatisation considérable une bonne partie de l'année. Certains baux les incluent dans le loyer, d'autres les facturent séparément. Les immeubles récents proposent souvent une piscine, une salle de sport et un gardiennage, prestations répercutées sur le montant du loyer.
L'État soutient l'accession à la propriété des citoyens koweïtiens par l'attribution de terrains et de prêts, gérée par l'autorité publique du logement. La demande dépasse largement l'offre et les délais d'attribution se comptent en années, ce qui alimente un débat public permanent. De vastes villes nouvelles ont été lancées au nord et à l'ouest de la capitale pour répondre à cette pression.
En l'absence d'impôt sur le revenu des personnes physiques, la pierre occupe une place centrale dans le patrimoine des familles koweïtiennes. Le marché se divise entre le secteur privé résidentiel, le secteur dit d'investissement destiné à la location et le secteur commercial. Les prix suivent de près la conjoncture pétrolière, qui commande l'essentiel des revenus du pays.