Santé et sécurité au Koweït

Situation sécuritaire générale

L'ensemble du territoire koweïtien est classé en zone de vigilance normale par le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères. Le pays connaît une criminalité faible et les agressions contre les étrangers restent rares. Le risque d'attentat demeure toutefois réel dans la région, ce qui justifie une vigilance soutenue dans les lieux de rassemblement et à proximité des lieux de culte. Les conseils aux voyageurs officiels, mis à jour régulièrement, font foi avant tout déplacement.

Zones sensibles

Les périmètres militaires et les installations stratégiques sont strictement interdits d'accès et de photographie. Les excursions dans le désert présentent des dangers spécifiques, entre tempêtes de sable et munitions non explosées héritées des conflits, en particulier dans les secteurs proches de la frontière irakienne. Un accompagnement par un prestataire local connaissant le terrain reste la solution la plus sûre.

Législation locale

Le respect du droit koweïtien conditionne la tranquillité du séjour. L'alcool est prohibé sur tout le territoire, sa possession comme sa consommation exposant à des poursuites. Le trafic de stupéfiants est passible de la peine capitale. Une tenue couvrant les épaules et les genoux s'impose dans l'espace public. Les démonstrations d'affection en public et la photographie de personnes sans leur accord sont mal acceptées, voire sanctionnées.

Ramadan

Pendant le mois de jeûne, manger, boire ou fumer en public entre l'aube et le coucher du soleil est interdit à tous, y compris aux non-musulmans, et cette règle donne lieu à des contrôles effectifs. Les restaurants ferment en journée et les horaires administratifs sont réduits.

Risques sanitaires

Aucune vaccination n'est exigée à l'entrée, mais la mise à jour du calendrier vaccinal habituel est recommandée, avec les hépatites A et B et la fièvre typhoïde selon les conditions de séjour. Le coronavirus MERS circule dans la péninsule Arabique sans qu'un vaccin existe, ce qui conduit les autorités sanitaires à déconseiller tout contact avec les dromadaires. La chaleur constitue le risque le plus courant, les températures dépassant fréquemment 45 degrés entre mai et septembre, avec un danger réel de déshydratation et de coup de chaleur.

Système de soins

Le Koweït dispose d'un réseau hospitalier public dense et de nombreuses cliniques privées de bon niveau, concentrées dans la capitale et à Salmiya. Les praticiens parlent souvent anglais. Les soins ne sont pas gratuits pour les visiteurs et les tarifs des établissements privés sont élevés, ce qui rend indispensable une assurance couvrant les frais médicaux et le rapatriement.

Circulation routière

Le premier facteur d'accident pour les étrangers reste la route. Les infrastructures sont modernes, mais les vitesses pratiquées et les comportements de conduite entraînent une accidentologie élevée. Le port de la ceinture est obligatoire et le 112 permet d'alerter les secours en cas d'accident.