Se déplacer au Koweït

Absence de transport ferroviaire

Le Koweït ne possède ni train ni métro. Le projet de métro de la capitale, longtemps étudié, a été abandonné en 2023 pour des raisons budgétaires, et le projet ferroviaire régional du Conseil de coopération du Golfe n'a pas encore atteint le territoire koweïtien. La totalité des déplacements repose donc sur la route.

Réseau de bus

Deux opérateurs principaux structurent le transport collectif. La Kuwait Public Transport Company exploite plus d'un millier de véhicules et transporte de l'ordre de 120 millions de voyageurs par an. CityBus complète le maillage avec plusieurs centaines de bus et une application mobile. Les tarifs restent parmi les plus bas de la région, quelques centaines de fils par trajet, et des abonnements mensuels existent chez les deux exploitants. Des lignes express numérotées de X1 à X4 relient l'aéroport aux principaux pôles urbains.

Limites du réseau collectif

La clientèle des bus se compose très majoritairement de travailleurs immigrés. La signalétique demeure souvent en arabe seulement, les horaires restent approximatifs en raison des embouteillages et les places sont séparées entre hommes et femmes. Ces contraintes expliquent que les visiteurs y recourent peu, malgré des tarifs dérisoires.

Taxis et voitures avec chauffeur

Le taxi constitue le mode de déplacement le plus courant pour un visiteur. Les véhicules en maraude se hèlent dans la rue, le prix se négociant avant le départ lorsque le compteur n'est pas utilisé. Les applications de réservation, Careem en tête, ainsi que des services locaux, offrent une tarification affichée à l'avance et un paiement par carte, ce qui simplifie la course pour qui ne parle pas arabe. Une liaison de l'aéroport vers le centre revient à quelques dinars koweïtiens.

Voiture individuelle

L'automobile domine la mobilité koweïtienne. Le carburant compte parmi les moins chers du monde, le stationnement est abondant et gratuit dans la plupart des quartiers, et les autoroutes urbaines relient efficacement la capitale à Jahra, Ahmadi et Fahaheel. La contrepartie tient à une congestion importante aux heures de pointe et à une conduite réputée nerveuse. Un permis de conduire international s'ajoute au permis national pour les titulaires d'un visa touristique, tandis que les résidents obtiennent un permis koweïtien sous conditions de revenu et de diplôme.

Liaisons maritimes

Des ferries desservent l'île de Failaka depuis les quais de la capitale, avec une fréquence variable selon la saison et la météo. Des navettes et des excursions en bateau relient également les autres îles et les marinas de la côte.